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Un Roi pour la France
République et Royauté

Réponses royalistes
 
Ouvrage : Un Roi pour la France ; Partie 3
Objections
Les objections ne manquent pas et viennent de tous côtés.
Les uns, républicains, diront que la démocratie et la république sont maintenant enracinées dans l’âme du peuple et qu’un retour en arrière n’est ni souhaité ni pertinent. J’espère avoir montré qu’au moins une forme de royauté est concevable de nos jour sous la forme, non d’un retour, mais d’une nouvelle naissance.

D’autres, déjà royalistes m’objecteront que la transcendance de l’institution royale n’est pas trop visible dans mon travail et je confesserai volontiers que c’est vrai. Mais il m’a paru que les mentalités matérialistes actuelles désinformées et républicainement endoctrinées, ne pourraient pas entendre un message qui les tirerait par trop vers les hauteurs. Il faudra donc entreprendre une lente et difficile ascension, donc, d'être patient. Rien n’est figé.

Plusieurs m’ont été opposées qui concernent quelques aspects particuliers de la présente contribution, à savoir le serment d’allégeance, le droit de placet et le consentement à l’impôt. Je remarque qu’elles sont d’ordre technique et dès qu’il s’agit de techniques les solutions des problème sont généralement multiples. Il y aurait lieu, si une application venait à être envisagée, de demander des avis d’experts et il est certains qu’ils ne manqueraient pas de trouver les voies par lesquelles les difficultés seraient aplanies. Il convient de s’arrêter sur une objection majeure, philosophique et idéologique qui bloque l’adhésion de nos contemporains, depuis plus de deux siècles. Je la résumerais par quelques mots : « pourquoi lui ? pourquoi pas un autre ? Pourquoi pas moi ? ».

La réponse, ou plutôt les réponses, sont simples. Elles sont déjà développées dans le corps de cet exposé mais je vais les rappeler :
- Parce que les perspectives du très long terme qui sont celles du gouvernement d’une nation réclament un lignée, seule capable d’assurer la continuité et la permanence.
- Parce que la transmission par descendance élimine les compromissions qui sont les poisons mortels des démocraties.
- Parce que la formation précoce par le précepte et par l’exemple peut seule donner les compétences et les qualités morales que l’immensité de la tâche exige.

Je ne m'attarderai pas sur l'objection de la folie ou de l'incapacité. Le cas s'est produit dans le cours de l'histoire (Charles VI) et il n'en est rien résulté de fâcheux. C'est que le Roi n'est pas un despote et il ne gouverne pas seul. "Le Roi gouverne en son Conseil " et les équipes qui l'entourent aux bonnes heures, continuent naturellement, à l'arrivée des nuages, d'assumer les relais jusqu'à ce que la naturelle succession ramène les choses dans l'ordre

D’autres pistes que celle que j’ai tenté de décrire existent certainement mais il se trouve que je n’ai exploré, à titre d’exemple, que celle-ci. Qu’on veuille bien m’en excuser.
 
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