Dimanche septembre -
 
Accueil

Informations
Un Roi pour la France
République et Royauté

Réponses royalistes
 
Ouvrage : Un Roi pour la France ; Partie 1
L'illusion des principes
La Démocratie Française présente tout les caractères évoqués ci-dessus, plus certains autres qui violent ses propres principes de Liberté d'Égalité et de Fraternité.

Les libertés élémentaires sont la plupart du temps rognées sous couvert, par exemple de sécurité ou de solidarité. En France républicaine, il est difficile d’entreprendre ou d’agir et il se trouve toujours une loi, un règlement, ou un impôt qui dresse un obstacle sur le parcours de l’entrepreneur. Tout est encadré et réglementé. Mais il y a pire. La liberté de penser n'est pas assurée puisqu'il est constitutionnellement et légalement interdit d'exprimer des opinions que la république réprouve. Elle a dans ce sens délibérément promulgué des lois qui empêchent de penser tout haut et, bien sûr, d'écrire (Lois Pléven et Loi Gaisseau). Même des libertés économiques sont déniées, comme celle de convenir mutuellement entre un employeur et un salarié d’une rémunération ou d’une durée de travail. Nul, en France ne peut concrètement constituer un syndicat ouvrier en dehors de ceux qui sont déjà agréés et qui occupent une position hégémonique. Personne ne peut ouvrir une école ou simplement choisir celle à qui confier ses enfants. Faire une liste de tout les interdits qui mettent à mal une liberté pourtant proclamée avec emphase, est une gageure.

L'égalité est aussi un leurre. L'exercice de la représentation élective en est un bon exemple. Un entrepreneur, par exemple, n'a pratiquement aucune possibilité d'être député car il lui faudrait déserter son entreprise alors qu'un fonctionnaire y parvient très aisément puisqu’il bénéficie d’une conservation de son emploi de son avancement et de sa retraite. (cf. composition sociologique de la chambre des députés)

La fraternité qui devrait être le ciment par excellence d’une société harmonieuse et paisible a été vidée de sa substance bienfaitrice. La république ne cesse de dresser les citoyens, classés par catégories, les uns contre les autres. Les ouvriers contre les patrons, les riches (ou supposés tels) contre les pauvres, les administrés contre les fonctionnaires, les civils contre les militaires (par antimilitarisme militant). Fondamentalement, elle a exalté le lien horizontal que la fraternité suppose (celui de la fratrie) au sein d’une génération, et dévalué celui, vertical, qui relie les pères aux fils et les fils aux pères (la patrie, aujourd’hui reniée).

On peut aisément voir que le principe fondateur de la démocratie, est détourné de son intention première, apparemment juste et généreuse, qui est de rendre le peuple responsable des ses propres affaires. Mais comme l'expression de la volonté populaire est indirecte et passe par le truchement de partis et de représentants élus, ce principe demeure lettre morte. Je remarque en passant que la république qui fait si souvent référence au peuple qualifié de souverain, n’a jamais précisé de quel peuple il s’agit ni montré une grande ardeur à utiliser le référendum pourtant inscrit dans sa constitution.
 
< Chapitre précédent Chapitre suivant >
Royaliste
[ Rejoindre | Page d'accueil | Au hasard | << Précédent | Suivant >> ]